Choeur Symphonia Symphonia, chœur symphonique et Sinfonietta, chœur associé

L’après concert Roméo et Juliette

21 juin 2017

 p1090127APRES LE CONCERT : ROMEO ET JULIETTE (BERLIOZ) : 24 juin 2017

Il y a tout juste un an, après les Grands Chœurs d'Opéra, on en rêvait : avoir le plaisir de revenir chanter sur la scène de l'Opéra de Saint-Etienne. Et bien, c'est chose faite depuis samedi 24 juin : sous la direction du maestro David Reiland, aux côtés du Chœur Lyrique de l'Opéra dirigé par Laurent Touche, du Grand Chœur de Musicologie (avec lequel notre chœur partage son chef, Yannick Berne), Symphonia s'est retrouvé sur cette scène prestigieuse pour interpréter Roméo et Juliette de Berlioz. Et ce ne fut pas chose facile car l'œuvre est très exigeante – même si la partie chorale n'est pas très longue puisqu'il s'agit d'une « Symphonie dramatique » et non d'un opéra traditionnel – C'est pourquoi la majeure partie de l'interprétation relève de l'orchestre auquel revient la tâche d'exprimer  les sentiments et les actions : tour à tour amour, colère, bagarres, meurtres , vengeances et le double suicide final… Ni Roméo ni Juliette ne sont représentés , seuls deux solistes ( un ténor, une alto) annoncent la tragédie dans le Prologue : ces interventions vocales sont des récitatifs qui servent de narrateurs , tel le Petit Chœur qui raconte la scène du balcon ou l'intervention du Père Laurence ( magnifique voix de basse de Nicolas Cavallier) qui explique la mort des deux amants dans le Final. Là est l'originalité de l'œuvre de Berlioz : mélange des tonalités, des accents proches d'Offenbach voisinent avec des lamentos très romantiques puis avec des litanies funèbres …étrange compromis entre une musique romantique ( on est dans les années 1830) et des harmonies beaucoup plus modernes, annonçant la musique du XXème siècle…
 Et le Grand Chœur n'est présent qu'à la fin pour chanter le convoi funèbre de Juliette et la magnifique réconciliation finale… et pourtant, pour les choristes, en amont, lors des répétitions, que d'heures passées à peaufiner ces interventions, à parfaire ou la justesse ou le texte ou les nuances , à travailler une syllabe, un accent, une réplique : apprentissage normal pour un chœur , direz-vous, mais ici particulièrement délicat pour une œuvre exigeante : notre chef a failli quelquefois y laisser ses nerfs !  Car c'est la perfection qu'il visait si bien que chaque choriste a donné le maximum pour y parvenir et le résultat fut à la hauteur : le Final du Serment et de la réconciliation éclata sur la scène en un jaillissement de quelque 200 voix , avec une force, une émotion, une cohésion superbes : un moment magnifique qui valait bien tous les efforts fournis…. Quel beau travail pour l'orchestre , quel beau travail pour le chœur ! Chaque musicien, chaque choriste n'est sûrement pas près de l'oublier !
    Rendez-vous dans quelques mois ( en décembre) à nouveau à l'Opéra stéphanois pour le Requiem de Verdi, cette fois-ci avec la Maîtrise de la Loire !

(par Maryse)

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